vendredi 7 octobre 2016

Introduire la semaine de 30 heures chez ING pourrait sauver 1000 emplois (Belgique)

Pour répondre à la digitalisation, le PTB estime que le débat sur le partage du travail doit être lancé au plus vite. « L'introduction d'une semaine de 30 heures pourrait déjà immédiatement sauver 1 000 emplois chez ING », explique le président du PTB, Peter Mertens.



« Nous n'en sommes encore qu'au début de la digitalisation. Ce qui se passe aujourd'hui chez ING servira sans doute d'exemple à tout le secteur bancaire, observe Peter Mertens, qui est en train de rédiger un nouvel ouvrage dans lequel il sera question de la digitalisation de l'économie et de la redistribution du travail. Soit nous permettons que les bénéfices des gains de productivité dus à l'automatisation aillent tout simplement aux actionnaires dans le cadre d'une politique des dividendes sans limites démesurés – c'est ce qui se passe actuellement : l'an dernier, la banque a versé un milliard d'euros en dividendes. Soit nous utilisons les gains de productivité pour investir dans le partage du travail. Nous nous trouvons aujourd'hui à la croisée des chemins. ING pourrait donner un exemple positif et opter pour une redistribution du travail. »

La digitalisation : au service de l'homme ou contre l'homme ?

Le choix qui se présente à ING est un choix pour l'avenir. C’est aussi le cas en ce qui concerne le rôle de l'État. « En dix ans, ING a reçu un réduction d'impôts de 2,3 milliards d'euros. Ce cadeau faramineux n'a pourtant pas sauvé un seul emploi à ING, constate Peter Mertens. Il est donc grand temps de changer de recette. De tels cadeaux fiscaux ne doivent pas servir à partir en dividendes. Ils doivent vraiment servir à encourager l'emploi. »
Avec la digitalisation de l'économie, on peut aller dans deux directions. « Soit nous utilisons la technologie pour alléger le travail, pour libérer plus de temps et pour améliorer les services, poursuit Peter Mertens. Dans ce cas, la digitalisation est au service de l'homme et de la société. Et les services n'en souffrent pas. C'est le choix que nous voulons faire. Soit la digitalisation sera utilisée pour jeter plus de gens à la rue, pour encore accroître le stress, pour fermer massivement de nombreux bureaux et continuer à démanteler les services publics. Dans ce cas, la technologie est utilisée contre l'homme et contre la société. Faire ce choix, c'est foncer en ligne droite vers de grandes inégalités sociales. »

Le secteur bancaire, excellent candidat pour être un pionnier de la semaine de 30 heures

« Le bénéfice par membre du personnel s'élève en moyenne à 105 000 euros par an. Tous ces travailleurs méritent donc bien que la hausse de la productivité liée à la digitalisation leur profite aussi, et pas seulement aux actionnaires. »
C'est pourquoi, pour répondre à la vague de digitalisation, le PTB est partisan d'une réponse d'avenir dans le secteur des banques et des assurances. Un partage du temps de travail peut non seulement sauver des emplois, mais propose également une solution aux défis du 21e siècle. Peter Mertens : « Rien qu'à ING, un passage de la semaine de 35 heures à une semaine de 30 heures avec maintien du salaire pourrait immédiatement sauver 1000 emplois. En outre, cela favorise un meilleur équilibre entre travail et vie privée. Des études ont prouvé que les risques de stress et de burn-out sont très élevés dans le secteur bancaire. La redistribution du travail permet de libérer plus de temps pour la famille et la vie sociale, au lieu de ramener davantage de stress à la maison avec toujours plus de flexibilité et d'heures supplémentaires irrécupérables. Et, avec des travailleurs satisfaits, une entreprise ne peut être que gagnante. C'est donc une opération où tout le monde est gagnant. »
Pour le parti de gauche, le secteur bancaire est un excellent candidat pour être un pionnier de la semaine de 30 heures. Peter Mertens : « Avec plus d'un milliard d'euros de dividendes versés en 2015, ING peut aussi se le permettre.
Le but ne peut quand même pas être de verser un demi-milliard de dividendes en plus l'an prochain, mais que 3500 personnes se retrouvent sans travail ? »


source: http://ptb.be/articles/introduire-la-semaine-de-30-heures-chez-ing-pourrait-sauver-1000-emplois


11'30 contre les lois racistes (1997)

 

ECOUTER: 11'30 contre les lois racistes


Parti d'une idée de Jean-François Richet et mené à bien par Maître Madj d'Assassin Productions ; produit par Why Not/Crépuscule, Cercle rouge et Assassin Productions ; Réalisé par White et Spirit. Enregistré et mixé par Spirit et Jean-Baptiste MILLET aux Studios PLUS XXX au profit du Mouvement de l'Immigration et Banlieues, association luttant alors contre la double-peine et les crimes policiers.

Rappeurs ayant participé (liste non exhaustive):

jeudi 6 octobre 2016

Les enfants de la Creuse... un scandale du gouvernement français


De 1963 à 1982, 1630 enfants réunionnais « orphelins » furent déplacés par les autorités françaises dans le but de repeupler les départements français victimes de l'exode rural comme la Creuse, le Tarn ou le Gers. Ce déplacement d'enfants par avions fut organisé sous l'autorité de Michel Debré, député de La Réunion à l'époque.

Cet épisode de l'histoire française, très connu à La Réunion, qui a donné lieu à de nombreuses études écrites ou filmées est communément appelé l'affaire des Enfants de la Creuse ou des Réunionnais de la Creuse.

Le programme mis en place par Michel Debré pour contribuer au repeuplement de la Creuse par l'immigration d'enfants réunionnais en échange de promesses d'avenir qui a depuis fait scandale a été porté par le Bumidom et le CNARM. Cette affaire est connue sous le nom des « enfants de la Creuse. » De 1963 à 1982, 1 630 enfants réunionnais ont été déplacés de leur île natale et envoyés, pour la plupart, dans la Creuse et en Lozère. Un scandale éclate le 30 janvier 2002, lorsque Jean-Jacques Martial, un Réunionnais exilé en 1966, dépose plainte pour « enlèvement et séquestration de mineur, rafle et déportation ».

Les enfants réunionnais déplacés en Creuse étaient accueillis lors de leur arrivée dans un foyer de Guéret. Puis ils étaient envoyés dans des familles d'accueil à travers la Creuse. Aujourd'hui c'est l'Espace Créole qui se trouve dans les bâtiments.

De nombreuses victimes de ce déplacement considèrent qu'elles ont été victimes d'une déportation. Ainsi en 2005, l'association des Réunionnais de la Creuse a décidé d'assigner l'État français devant le tribunal administratif de la ville de Limoges afin que la « déportation » dont ont été victimes les 1 630 enfants soit reconnue juridiquement.

A lire sur "Témoignages", Nout Zournal OnZeWéb: Le drame des enfants déportés de La Réunion : entre fiction et réalité

Des enfants qui se la "CREUSE"...


>>> Association Génération Brisée

Loi contre l'avortement: les polonaises manifestent ! LA MOBILISATION PAIE !

En Pologne, l’interdiction totale de l’avortement est rejetée en commission parlementaire

LE MONDE | | Par


 Deux jours après d’importantes manifestations, les conservateurs au pouvoir ont voté pour le rejet de la proposition de loi interdisant presque complètement l’IVG.
Dans une atmosphère extrêmement tendue, la commission de la justice et des droits de l’homme du Sejm (la chambre basse du Parlement polonais) a rejeté, mercredi 5 octobre au soir, la proposition de loi visant à interdire totalement l’avortement. La motion de rejet a été déposée par le député de la majorité ultraconservatrice du PiS (Droit et justice) Witold Czarnecki. Au sein de la commission, qui compte 31 membres, 15 députés se sont prononcés pour le rejet du projet, un s’est abstenu. L’ambiance autour du vote a frisé le chaos, et l’opposition a dénoncé des atteintes aux procédures parlementaires. Des organisations non gouvernementales se sont vu refuser l’accès au Parlement.
Le texte devait revenir jeudi en session plénière de la chambre. Cette dernière devait choisir de le rejeter définitivement ou de le renvoyer en commission. Le groupe parlementaire PiS devait se réunir jeudi matin pour une consultation sur le futur vote. Pour le parti au pouvoir le sujet est explosif et source de division : si seule une minorité de députés PiS semble en faveur de l’interdiction totale, ces élus sont influents et habitués aux sorties controversées dans les médias. Auparavant, la porte-parole du groupe, Beata Mazurek, avait soutenu que les votes sur ce sujet se feront sans discipline partisane, « en fonction de la conscience de chaque député ».
Conscient de l’extrême sensibilité du sujet, qui avait amplement mobilisé les femmes lundi à travers le pays, le chef du parti au pouvoir, Jaroslaw Kaczynski, a décidé de mettre le holà à une proposition de loi dont son parti n’était pas l’initiateur, mais qui avait recueilli près de 500 000 signatures citoyennes. Selon un sondage Millward Brown publié mercredi, 67 % des Polonais ont apporté leur soutien aux manifestations de lundi. C’est la première fois depuis son arrivée au pouvoir, en octobre 2015, que le parti conservateur semble reculer sous la pression de la rue, alors qu’il avait soutenu le renvoi du texte en commission parlementaire.

« Une leçon d’humilité »

« Ce n’est pas notre projet, et nous ne sommes pas d’accord pour la pénalisation [en justice] des femmes, a expliqué à l’issue du vote le député PiS Ryszard Terlecki, un fidèle de Jaroslaw Kaczynski. Nous avions des signaux clairs de la part de l’Eglise qu’elle ne soutient pas non plus ce point de vue radical. Nous préparons des solutions qui seront acceptables par les deux parties. » Le projet de loi prévoyait notamment des peines jusqu’à cinq ans de prison pour les femmes, les médecins, ou toute personne accompagnant une interruption volontaire de grossesse. « Aujourd’hui, le PiS a mis sa conscience dans sa poche, (…) parce qu’il a eu peur des femmes qui sont sorties dans la rue, a commenté l’ancienne chef du gouvernement centriste, Ewa Kopacz. C’est la liberté et le droit de faire ses propres choix qui ont gagné. »
Avant même le vote, le ministre de la science et de l'enseignement supérieur, Jaroslaw Gowin, avait donné des signes sur la position du parti. « Je voudrais  rassurer ceux qui craignent que l’avortement soit totalement interdit en Pologne. A coup sûr, le projet d’interdiction totale ne passera pas. A coup sûr, l’avortement ne sera pas interdit en cas de viol ou quand la vie ou la santé de la femme sont menacées », avait-il déclaré. La manifestation de lundi a « fait réfléchir » la majorité et lui a donné « une leçon d’humilité », a-t-il ajouté. Reste à savoir si la majorité conservatrice ne voudra pas donner certains gages aux organisations « pro-vie » et à l’Eglise, en interdisant par exemple l’avortement en cas de handicap constaté chez le fœtus. Pour le parti, ce serait un jeu risqué, au risque de ne satisfaire aucun des deux camps.

Vers des restrictions de la PMA ?

Ces tensions surviennent à un moment où le Parlement polonais se penche sur un autre projet de loi controversé, visant à restreindre considérablement la législation qui encadre la procréation médicament assistée. En juillet, le PiS avait déjà supprimé son financement public. Mais un projet de loi déposé en septembre à l’initiative de plusieurs élus conservateurs veut aller plus loin. Le texte propose d’autoriser la fécondation d’un ovule seulement – contre six actuellement, voire plus pour les femmes ayant passé l’âge de 35 ans. Le projet de loi interdit également toute insémination au-delà de soixante-douze heures après la fécondation, ce qui rend en pratique impossible la congélation des embryons – une pratique jugée « immorale » par les auteurs du projet.
Selon les experts, s’il venait à rentrer en vigueur, ce texte restreindrait considérablement l’efficacité de la fécondation in vitro. Pour le docteur Waldemar Kuczynski, qui avait contribué à la première fécondation in vitro en Pologne en 1987,« ce sont des dispositions qui détruiraient vingt-cinq ans de développement de la médecine de reproduction en Pologne. En fécondant un ovule seulement, l’efficacité du traitement tomberait à 4 % ou 6 %. »
Si ce projet sera soutenu par une grande partie du groupe populiste Kukiz’15, la troisième force politique du Parlement, à droite, beaucoup pensent que le PiS voudra éviter d’ouvrir un autre front sensible, en noyant le projet dans les travaux en commission. Aucune figure parlementaire du PiS ne fait en tout cas partie des initiateurs du texte.

source: http://www.lemonde.fr/international/article/2016/10/05/en-pologne-l-interdiction-totale-de-l-avortement-rejetee-en-commission-parlementaire_5008850_3210.html

STRASS: Syndicat du TRAvail Sexuel





Le STRASS ou Syndicat du TRAvail Sexuel existe depuis 2009 en France. Il a été créé par des travailleurSEs du sexe lors des Assises européennes de la prostitution qui se tenaient alors à Paris ; y étaient rassembléEs des travailleurSEs du sexe, rejointEs par des juristes, des travailleurs sociaux, des sociologues, etc.

Parce que nous, les travailleurSEs du sexe, considérons que le respect des droits fondamentaux d’une personne est le meilleur moyen de favoriser son émancipation, nous nous battons avec le STRASS pour que touTEs les travailleurSEs du sexe aient les mêmes droits que toute personne et toutE travailleurSE. Alors, seulement, nous serons en mesure de nous défendre contre toute atteinte à nos droits.



site: strass-syndicat.org

samedi 9 août 2014

Miriam MAKEBA - "Khawuleza! Hurry Mama, please don't let them catch you !



Khawuleza! Khawuleza is a South African song. It comes from the townships, locations, reservations, whichever, near the cities of South Africa, where all the black South Africans live. The children shout from the streets as they see police cars coming to raid their homes for one thing or another. They say "Khawuleza Mama!" which simply means "Hurry Mama! Please, please don't let them catch you!"


As Miriam explains herself, Khawuleza talks about the police raids that used to happen in colonized South Africa. It took a lot of courage for a black artist to sing a song like this, because it was seen as "political" and an offence against the government.