"Pardon, mais c'est trop bon" (l'orgasme raconté par les femmes - documentaire de Sophie Jeaneau, 2006) + "Alors, heureux ?" (l'orgasme raconté par les hommes) + débat...
"Ah qu’il est donc difficile de retrouver cette trace divine au milieu de la vie que nous menons, de cette vie si satisfaite, si bourgeoise, si dénuée d’esprit en face de ces bâtisses architecturales, de ces affaires, de cette politique, de ces hommes ! Comment ne serais-je pas un loup des steppes et un ermite hérissé au milieu d’un monde dont je ne partage aucune des ambitions, dont je n’apprécie aucun des plaisirs ! […] à peine puis-je lire un journal, rarement un livre contemporain ; je ne comprends pas quelle est cette jouissance que les hommes cherchent dans les hôtels et les trains bondés, dans les cafés regorgeant de monde, aux sons d’une musique forcenée, dans les bars, les boîtes de nuit, les villes de luxe, les expositions universelles […], les corsos, les stades : tous ces plaisirs qui me seraient accessibles et que des milliers d’autres convoitent et poursuivent aux prix d’efforts, je ne puis ni les comprendre ni les partager. En revanche, ce qui m’arrive dans mes heures rares de jouissance, ce qui m’est émotion, joie, extase et élévation, le monde l’ignore, le fuit et le tolère tout au plus dans la poésie ; dans la vie, il traite cela de folie. En effet, si la foule a raison, si cette musique des cafés, ces plaisirs collectifs, ces hommes américanisés, contents de si peu, ont raison, c’est bien moi qui ai tort, qui suis fou, qui reste un loup des steppes, un animal égaré dans un monde étranger et incompréhensible […]"
Gauguin vécut les derniers mois de sa vie à Atuona, aux îles Marquises. Il orna la porte de la grande case sur pilotis en bois, palmes et bambous, qui fut sa dernière demeure, d'un ensemble de panneaux sculptés à la taille directe, dans du bois de séquoia. Les trois panneaux horizontaux portent des inscriptions révélatrices de la quête d'un âge d'or primitif qui habita l'artiste jusqu'à la fin de sa vie: la case s'intitule, non sans provocation, "Maison du Jouir", alors que les deux panneaux du soubassement semblent préciser les conditions de cet eden : "Soyez mystérieuses" et "Soyez amoureuses et vous serez heureuses". Les nus et les bustes féminins qui illustrent ces devises, formes massives et sereines, sont sculptés en entailles rugueuses et incisives, mêlées à des animaux et des végétaux. La naïveté voluptueuse de ce décor marque la naissance d'une esthétique primitiviste qui connaîtra au XXe siècle de brillants développements avec Matisse, Derain, Lhote et Picasso.
Dans un coin l'inceste agile Tourne autour de la virginité d'une petite robe. Dans un coin le ciel délivré Aux épines de l'orage laisse des boules blanches.
Dans un coin plus clair de tous les yeux On attend les poissons d'angoisse Dans un coin la voiture de verdure de l'été Immobile glorieuse et pour toujours.
À la lueur de la jeunesse Des lampes allumées très tard La première montre ses seins que tuent des insectes rouges.
(Répétitions, 1921)
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L'art d'aimer, l'art libéral, l'art de bien mourir, l'art de penser, l'art incohérent, l'art de fumer, l'art de jouir, l'art du moyen âge, l'art décoratif, l'art de raisonner, l'art de bien raisonner, l'art poétique, l'art ménique, l'art érotique, l'art d'être grand-père, l'art de la danse, l'art de voir, l'art d'agrément, l'art de caresser, l'art japonais, l'art de jouer' l'art de manger, l'art de torturer.
excerpt from "The Mayan New Dawn," Don Alejandro’s message to the world assuring us there is no need to fear the closing of the Long Count cycle. Unedited interview conducted by Dr. Carl Calleman.
"Le Soleil aime exclusivement la Nuit et dirige vers la terre sa violence lumineuse, verge ignoble, mais il se trouve dans l'incapacité d'atteindre le regard ou la nuit bien que les étendues terrestres nocturnes se dirigent continuellement vers l'immondice du rayon solaire."
......"Fuis la lutte contre les hommes pour retrouver la lutte pure, la lutte contre les éléments. Fuis là-haut où souffle un vent rude et fort."......
"Les phénomènes de la vie peuvent être comparés à un rêve, un phantasme, une bulle d'air, une ombre, la rosée miroitante, la lueur de l'éclair, et ainsi doivent-ils être contemplés." (Le Bouddha, dans le Sutra Immuable)
"Fylgjya, c’est le double de l’individu qui est comparable au Ka égyptien, une sorte d’esprit tutélaire prenant la forme d’une entité féminine ou d’un animal et protégeant la famille ou la personne qu’elle a adoptée. Fylgjya a deux fonctions, la première consiste en la protection — l’esprit tutélaire —, la deuxième en la prédiction qui a lieu pendant le rêve où le double apparaît et communique les informations utiles."
« Pour moi, il n’y a pas de révolution sans révolution dans la culture, c’est-à-dire dans notre façon universelle, notre façon, à nous tous, de comprendre la vie et de poser le problème de la vie. Déposséder ceux qui possèdent est bien, mais il me paraît mieux d’ôter à chaque homme le goût de la propriété. [...] Pour faire mûrir la culture il faudrait fermer les écoles, brûler les musées, détruire les livres. »
(Artaud)
..."le surréalisme a été une revendication de la vie contre toutes les caricatures, et la révolution inventée par Marx est une caricature de la vie"...
..."we were searching for ourselves in each other"...
Masao Yamamoto
"Dans nos cavernes, qui nous aidera à descendre ? Qui nous aidera à retrouver, à reconnaître, à connaître notre être double qui, d'une nuit à l'autre, nous garde dans l'existence. Ce somnambule qui ne chemine pas sur les chemins de la vie, mais qui descend, toujours descend à la quête des gîtes immémoriaux."
"... I could not love except where Death Was mingling his with Beauty's breath ..."
Edgard Poe
Le temps que nous passons dans ce monde n'a point de prix
sans vin et sans échanson; il n'a pas de prix sans les sons mélodieux de la flûte. J'ai beau observer les choses d'ici-bas, je n'y vois que la foi et le plaisir qui aient du prix: le reste n'est rien.
(extrait des Robaïyat, Quatrain 52, Omar Khayyâm)
"Je suis un oiseau du jardin céleste, Je ne suis pas d'ici, de ce monde terrestre On m'a fait une cage de ce corps mortel Pour que dans la cage quelques jours je reste"
(Jalâl al-Dîn Rûmî)
Jani said "bzzzzzzzzsshhhhhhhhhh aemmmmmmmmssszzzzhhhh arammmmmmmm...
"...C'est que le grand artiste doit savoir se mettre au diapason des courants et des tourbillons naturels afin de les communiquer aux autres hommes..."
..."tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas"...
« Tout porte à croire qu'il existe un certain point de l'esprit d'où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement. Or, c'est en vain qu'on chercherait à l'activité surréaliste un autre mobile que l'espoir de détermination de ce point » (André Breton, Second Manifeste du surréalisme, 1930)
« Mène-moi du non-être à l’être vrai, de l’obscurité à la Lumière, de la mort à l’Immortalité. »
..."Le travail que j’ai à faire pour moi-même ou pour le monde ne peut s’accomplir que si j’ai de l’amour pour tout et de la foi en tout, et que je continue sans relâche jusqu’à ce qu’il soit accompli." ...