mardi 24 mai 2011

Joyce Mansour (Cris)


NEGRESSE morte sur le sable blanc
Sans idées sans odeurs sans vêtements.
Entre ses cuisses se glisse le vent.
Le soleil presse des lèvres brûlantes
Sur son flanc meurtri sur ses yeux ouverts.
Les vagues malicieuses guettent son plaisir
Et vont et viennent.

1 commentaire:

  1. En peu de mots tout est dit, c'est la puissance de la poésie...

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